Antoine Leblond
photographer


monuke


列車がきます
épuisé !


Mars, une imposture photographique
bientôt disponible !

labels

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monuke

monuke, qui signifie exuvie en japonais, désigne l'enveloppe rejetée par le corps lors de la mue des insectes, crustacés, etc. Comme l’un de ces organismes, le Japon est en constante métamorphose. Les villes se transforment, les villages se dépeuplent, des bâtiments sont démolis, d’autres tombent dans l’oubli et s’offrent alors à la caresse érosive du temps.

Cet ouvrage est une tentative de montrer le Japon à travers les marques visibles de l’absence et de la disparition, du sacré et de l’abandon du sacré — un lexique poétique du silence et du passage du temps. Ce travail, commencé en 2017 sous la forme d’une collecte de vestiges de l’ère Shōwa, aura mis presque quatre ans à trouver sa forme finale.

La production de monuke, premier ouvrage de La Figue Éditions, a été soutenue par la fondation Sasakawa.

ISBN : 978 2 493281 00 5
prix : 40.00 EUR + 4.00 EUR (port)

Si vous rencontrez des problèmes avec Paypal, vous pouvez commander sur la boutique Helloasso : https://www.helloasso.com/associations/la-figue-editions/boutiques/catalogue.



caractéristiques

・ couverture : marquage noir sur Surbalin Hellrot
・ pages : 80 pages Munken Lynx Rough 150 g/m²
・ impression : offset, bichromie + quadrichromie
・ reliure : dos cousu
・ dimensions : 14 × 25 cm
・ édition : 200 exemplaires numérotés
・ ISBN : 978 2 493281 00 5
・ imprimeur : Cloître, Finistère


quelques photographies présentes dans l’ouvrage






« De format vertical, monuke — traditionnellement, le japonais s’écrit verticalement en colonne allant du haut vers le bas et en s’ordonnant de droite à gauche —, propose un ensemble de kanjis photographiques de grande beauté désignant la force de l’atemporalité en transmettant la sensation de l’éphémère et du fragile.

En noir et blanc et nuances de gris, les photographies d’Antoine Leblond témoignent, dans le grain perceptible de chaque image, d’un rapport à la réalité envisagé comme cosa mentale.

Tout s’élabore ici entre apparition et disparition.

Un mur sali par le temps duquel des écritures en relief sont tombées.

Une ligne effacée menant à un passage souterrain dont les parois s’effritent.

Des lézardes dans le ciment.

Des bouddhas en série comme autant d’objets de consommation promis à la dégradation rapide.

Des traces de lumière, des moisissures, des murs couverts de suie.

L’agencement des formes tient de la plus haute pensée civilisationnelle, comme celle-ci se soutient de la fécondité des symboles traversant le temps.

Cadrées avec soin, les scènes vues sont moins abstraites que d’une existence très singulière ne devant rien, ou si peu, à la figure humaine.

Un oculus métaphorise cependant le regard de l’artiste français, entre ironie et monstruosité.

On écrit, on coud, on photographie.

On maçonne, on obstrue, on édifie.

monuke expose la présence et l’absence, le vide et le plein, l’effort d’être et le désêtre.

Même quand il érode les signes religieux, le temps n’est pas sacrilège, préparant à d’autres manifestations de l’invisible.

Antoine Leblond aurait-il construit un livre shintoïste ?

Il n’est pas interdit d’en faire l’hypothèse, tant tout bruit ici d’une vie intérieure intense, d’une autonomie de présence ne devant rien aux calculs humains, d’une étrangeté presque surréalisante.

L’homme, cher Protagoras, est-il vraiment la mesure de toute chose ?

Non, plutôt la tension tourbillonnante du vide en lui. »

article de Fabien Ribery : …/monuke-la-caresse-erosive-du-temps-par-antoine-leblond-photographe




à propos d’Antoine Leblond

Après des études d’arts appliqués, il quitte la Bretagne pour Paris, puis Paris pour Kyoto. C'est au Japon qu’il commence à se consacrer à la photographie. Son travail artistique et son amour pour l’objet imprimé se rencontrent en 2015 dans un premier ouvrage sur le Japon et ses chemins de fer, ressha ga kimasu, dont un portfolio a remporté le premier prix du concours Réponses Photo / Les Rencontres d’Arles en 2019. À l’automne 2020, il fonde La Figue Éditions.


exposition

Les photos d’animaux présentes dans l’ouvrage ont été exposées au Bel Aujourd’hui en décembre 2020.